Home
Musical Resources
Pedagogy of Music
Flash Demos

Francophone Lyric Archive

Matin
Les Marchands
Jehan l'advenu
Ne me dis plus tu
Mon Village Englouti
Redescente climatisée
C'était mo
Le mort
À demain sur la lune
Marie Marie
Mon vieux ciné
Mes idées noires?
Qui est le plus fragile?]
Le métèque
La révolte des joujoux
Les amants de coeur
Adieu, Mon Pays
Les Amoureux des Bancs Publics
La belle histoire d'amour
La vie la vie
Les acrobates
Paris n'a plus l'air de Paris
Tout te donner
 
les vacances
Ne partez pas sans moi
Alors qu'est-ce que c'est ?
C'est en France
La bourrée du célibataire
Jusqu'à la tombée du jour
L'indien
Elle voulait tout
Elle voulait revoir sa Normandie
L'Amour en France
Depuis qu'ma môme
Vole haut
Sur la lune
La Bastille
La demoiselle du cinquième
L'Hirondelle du Faubourg
 Ne sois pas si bête
 Chaque matin il se lève
 On appartient d'abord
Milord
 Va, va, va
Il en est passé
Il y avait
Elle mest-ce que je viens de dire?
Il y a
Tu vas me quitter
Le bonheur vient de me dire bonjour

Auprés De Ma Blonde

Refrain: 
Auprès de ma blonde 
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon 
Auprès de ma blonde, 
Qu'il fait bon dormir. 1. Dans le jardin d'mon père, 
 

Les lilas sont fleuris, 
(bis) Tous les oiseaux du monde, 
Y viennent fair' leur nid.  Refrain: 2. 
Tous les oiseaux du monde, 
Y viennent fair' leur nid. 
(bis) La caill', la tourterelle, 
Et la jolie perdrix, Refrain: 3. 
La caill', la tourterelle, 
Et la jolie perdrix, (bis) 
Et ma jolie colombe 
Qui chante jour et nuit Refrain 4 
Et ma jolie colombe 
Qui chante jour et nuit (bis) 
Qui chante pour les filles, 
Qui n'ont point de mari Refrain: 5. 
Qui chante pour les filles, (bis) 
Qui n'ont point de mari 
Pour moi ne chante guère, 
Car j'en ai un joli. Refrain 6. 
Pour moi ne chante guère 
Car j'en ai un joli, (bis) 
Dites-nous donc, la belle 
Où donc est votre ami? Refrain 7 
Il est si près de moi 
Il n'est pas encore parti (bis) 
"Que donn'rez-vous la belle 
Pour l'garder toute la vie?" Refrain 8 
Je donnerai moi-même 
Mon âme et toute ma vie (bis) 
Hélas il va partir 
Pour chercher d'autres avenirs 



Les amoureux des bancs public
playaudio

Les gens qui voient de travers 
Pensent que les bancs verts 
Qu'on voit sur les trottoirs 
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents 
Mais c'est une absurdité 
Car à la vérité 
Ils sont là c'est notoire 
Pour accueillir quelque temps les amours débutants  Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics 
Bancs publics, bancs publics 
En s'fouttant pas mal du regard oblique 
Des passants honnêtes 
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics 
Bancs publics, bancs publics 
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques 
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques  Ils se tiennent par la main 
Parlent du lendemain 
Du papier bleu d'azur 
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher 
Ils se voient déjà doucement 
Ell' cousant, lui fumant 
Dans un bien-être sûr 
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé  Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics 
Bancs publics, bancs publics 
En s'fouttant pas mal du regard oblique 
Des passants honnêtes 
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics 
Bancs publics, bancs publics 
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques 
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques  Quand la saint' famill' machin 
Croise sur son chemin 
Deux de ces malappris 
Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux 
N'empêch' que tout' la famille 
Le pèr', la mèr', la fille 
Le fils, le Saint Esprit 
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduir' comme eux  Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics 
Bancs publics, bancs publics 
En s'fouttant pas mal du regard oblique 
Des passants honnêtes 
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics 
Bancs publics, bancs publics 
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques 
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques  Quand les mois auront passé 
Quand seront apaisés 
Leurs beaux rêves flambants 
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds 
Ils s'apercevront émus 
Qu' c'est au hasard des rues 
Sur un d'ces fameux bancs 
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour  Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics 
Bancs publics, bancs publics 
En s'fouttant pas mal du regard oblique 
Des passants honnêtes 
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics 
Bancs publics, bancs publics 
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques 
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques 


Mon vieux ciné
Paroles et Musique: Charles Trenet 
play  audio 

Mon vieux ciné blotti sous les branches, 
Mon vieux cinéma muet aux drames silencieux, 
Sais-tu combien, j'aimais, le dimanche, 
Retrouver tes fantômes vivants à mes yeux, 
Films de terreur d'épisodes et de transes, 
Pearl White sautant, la folle, d'un cheval sur un train? 
Qu'il faisait bleu à l'ombre des vacances, 
Qu'il faisait bon rêver dans mon vieux ciné. 
A présent d'autres cinés parlent, parlent, parlent, 
Émerveillent d'autres enfants tout comme autrefois 
Ils émerveillaient moi... Petit Charles, 
Au seuil de la vie, des premiers émois, 
Mon vieux ciné, Et là, peut-etre, je vous retrouverai. 
Mon vieux ciné, c'est un soir d'automne 
Que j'ai compris l'amour pour la première fois, 
En murmurant : "Hélène, je te donne 
Mon cœur ardent, mignonne. 
Il n'est que pour toi." 
Et ce jour-là "Belphégor", sans une phrase, 
Au Louvre, dans une statue, eff'rayait bien des gens. 
Main dans la main, délicieuse extase, 
Hélène on s'est aimé dans mon vieux ciné. 
Mon vieux ciné, bien souvent, je pense 
Au temps où tu berçais mon cœur amoureux, 
Où tu peuplais de rêves de silence 
De tes acteurs témoins de mes jours heureux. 
Charlot Soldat faisait rire l'assistance. 
Moi, tes malheurs, 
Charlot, m'ont fait souvent pleurer. 
Hélène, ma mie, mon amour d'enfance, 
Ce soir j'vous attendrai dans mon vieux ciné. 

Mon Village Englouti
Paroles et Musique: Charles Trenet
play  audio 

Mon village au fond de l'eau 
Se souvient des heures si proches 
Quand volait, dans le jour nouveau, 
Le son joyeux de ses cloches. 
Mon village au fond de l'eau 
Se souvient du bruit des enclumes 
Dont j'entends encore les échos, 
Vibrant sous un manteau d'écume 
Et la voix des peupliers 
Jamais, jamais je n'ai pu l'oublier. 


Tant de souvenirs engloutis 
Dorment là, sous l'onde isolée, 
Depuis qu'un barrage maudit 
A noyé ma verte vallée. 
 

Mon village au fond de l'eau 
Se souvient de choses jolies, 
D'un amour qui fut si beau, 
Soleil de toute ma vie... 
A présent qu'a sonné le glas, 
L'amour est mort, fut-il volage ? 
Et mon cœur est triste et bien las. 
Mon cœur, pareil à ce village, 
Ce village au fond de l'eau 
Dont seul j'entends les soupirs, les sanglots. 



Le Mort
Paroles et Musique: Charles Trenet
play  audio 

Vous emporterez ma quiétude 
au fond de la légende bleue, 
compagnon de la solitude. 
Chevalier d'opéra qui narguez les orages, 
Aux rumeurs des grands ports, aux aubes malhabiles 
Vous apprendrez le mot de passe. 
Et les gens pourront s'étonner 
comme sur une autre planète 
de voir des visages de cire 
à leur amour que vous rendrez indifférent 

Le métèque
Paroles et Musique: Georges Moustaki
play  audio 

  Avec ma gueule de métèque 
De Juif errant, de pâtre grec 
Et mes cheveux aux quatre vents 
Avec mes yeux tout délavés 
Qui me donnent l'air de rêver 
Moi qui ne rêve plus souvent 
Avec mes mains de maraudeur 
De musicien et de rôdeur 
Qui ont pillé tant de jardins 
Avec ma bouche qui a bu 
Qui a embrassé et mordu 
Sans jamais assouvir sa faim 
 

Avec ma gueule de métèque 
De Juif errant, de pâtre grec 
De voleur et de vagabond 
Avec ma peau qui s'est frottée 
Au soleil de tous les étés 
Et tout ce qui portait jupon 
Avec mon cœur qui a su faire 
Souffrir autant qu'il a souffert 
Sans pour cela faire d'histoires 
Avec mon âme qui n'a plus 
La moindre chance de salut 
Pour éviter le purgatoire 

Avec ma gueule de métèque 
De Juif errant, de pâtre grec 
Et mes cheveux aux quatre vents 
Je viendrai, ma douce captive 
Mon âme sœur, ma source vive 
Je viendrai boire tes vingt ans 
Et je serai prince de sang 
Rêveur ou bien adolescent 
Comme il te plaira de choisir 
Et nous ferons de chaque jour 
Toute une éternité d'amour 
Que nous vivrons à en mourir 
 

Et nous ferons de chaque jour 
Toute une éternité d'amour 
Que nous vivrons à en mourir 

 


Matin
Chanson et Paroles: Georges Moustaki

play  audio 

Matin de rose et de jasmin, 
Matin d'amour et de lumière, 
Matin de miel et de prière, 
Matin comme tous les matins, 
Matin de soleil et d'azur, 
Matin de paix et d'abondance, 
Matin de musique et de danse, 
Matin qui guérit les blessures, 
Matin de l'oiseau et du vent, 
Matin comme une récompense, 
Matin de fortune et de chance, 
Matin qui naît comme un enfant, 
Matin sur la brume du Jardin, 
Matin sur la ville endormie, 
Sur le visage de l'ami, 
Matin de soie et de satin, 
Matin de la première nuit, 
Matin qui réveille la terre, 
Matin banal et légendaire, 
Matin de ce bel aujourd'hui, 
Matin de rose et de jasmin, 
Matin d'amour et de lumières, 

Je t'attendais depuis hier, 
Je t'attendrai jusqu'à demain. {x5} 


Les Marchands
Chansons et Parole: Georges Moustaki

play  audio 

Il y avait des bois et des champs, 
Les fruits poussaient spontanément 
Et les fleuves étaient transparents 
Avant que viennent les marchands. 
La terre aimait bien ses enfants, 
Et la nuit berçait ses amants. 
On faisait l'amour tendrement 
Avant que viennent les marchands. 
On travaillait tout doucement, 
On se reposait très souvent. 
On allait en tapis volant 
Visiter les pays d'orient. 
Le désert était encor blanc 
Avant que viennent les marchands. 
On était tous les fils du vent 
Et les chiens n'étaient pas méchants. 
On pouvait rêver librement 
Avant que viennent les marchands. 
On travaillait tout doucement, 
On se reposait très souvent. 
On vivait le reste du temps. 


Adieu, Mon Pays
Enrico Macias 
Paroles et Musique: G. Ghenassiat
1962 © 1962 - Disque Pathé

play  audio 

J'ai quitté mon pays 
J'ai quitté ma maison 
Ma vie ma triste vie 
Se traîne sans raison 


J'ai quitté mon soleil 
J'ai quitté ma mer bleue 
Leurs souvenirs se réveillent 
Bien après mon adieu 
 

Soleil! soleil de mon pays perdu 
Des villes blanches que j'aimais 
Des filles que j'ai jadis connues 
 

J'ai quitté une amie 
Je vois encore ses yeux 
Ses yeux mouillés de pluie 
De la pluie de l'adieu 
 

Je revois son sourire 
Si près de mon visage 
Il faisait resplendir 
Les soirs de mon village 
Mais, du bord du bateau 
Qui m'éloignait du quai 
Une chaîne dans l'eau 
A claqué comme un fouet 
 

J'ai longtemps regardé 
Ses yeux bleus qui fuyaient aient aient 
La mer les a noyés dans le flot 
Du regret et et et et 



Qui est le plus fragile?
Paroles et Musique: M (Mathieu Chedid) 1999
© Universal Music Publishing
play  audio 

Si cruel ce reflet de moi-même 
Dans cette glace qui me glace l'épiderme 
Si réel ce reflet, qu'il nous gêne 
Cet emblème matinal nous rend blême 
Qui est le plus fragile? 
La vérité sans un mot de trop 
Qui est le plus fragile? 
Juste un constat 
Les qualités, les défauts 
Immobile, impassible, force tranquille 
Tu entonnes une réflexion intime 
Qui est le plus fragile? 
La vérité sans un mot de trop 
Qui est le plus fragile? 
La vérité sans un mot de trop 
Rire d'un miroir 
C'est rire de tout 


À demain sur la lune
Paroles et Musique: Salvatore Adamo
© 1969 - Disque Pathé
play  audio 

À demain sur la lune 
Aux quatre coins des dieux 
À demain sur la lune 
À trois bornes des cieux 


Il y aura un carrosse 
Qui nous emmènera 
Voir mes rêves de gosse 
Et tu t'y reconnaîtras 
Et pour toi ma jolie 
Le vent, ce magicien 
Jouera une symphonie 
De mille musiciens 
 

A demain sur la lune... 
 

Là nous verrons la terre 
Comme une boule de Noël 
Se balancer légère 
Au grand sapin du ciel 
Et d'étoile en étoile 
Nos chevaux voleront 
A l'heure où le ciel se voile 
De mille rêves blancs 
 

A demain sur la lune... 
 

Le vent te couvrira 
D'un voile de dentelles 
Et tu t'endormiras 
Dans la nuit la plus belle 
Moi moi, moi je te bercerai 
J'attendrai ton réveil 
Puis je t'embrasserai 
A la barbe du soleil 

A demain sur la lune... 
A demain sur la lune... {ad lib} 



Jehan l'advenu
Georges Brassens 

play  audio 

Puis il revint comme il était parti : 
Bon pied, bon œil, personne d'averti. 
Aux dents, toujours la vive marguerite, 
Aux yeux, toujours la flamme qui crépite. 
Mit sur ta lèvre, Aline, un long baiser 
Mit sur la table un peu d'or étranger 
Chanta, chanta deux chansons de marine 
S'alla dormir dans la chambre enfantine. 
Puis il revint comme il était parti : 
Bon pied, bon œil, personne d'averti. 
Aux dents, toujours la vive marguerite, 
Aux yeux, toujours la flamme qui crépite. 
Rêva tout haut d'écume et de cavale, 
S'entortilla dans d'étranges rafales. 
Puis au réveil, quand l'aube se devine, 
Chanta, chanta deux chansons de marine. 
Puis il revint comme il était parti : 
Bon pied, bon œil, personne d'averti. 
Aux dents, toujours la vive marguerite, 
Aux yeux, toujours la flamme qui crépite. 

Fit au pays son adieu saugrenu 
Et s'en alla comme il était venu. 
Fit au pays son adieu saugrenu 
Et s'en alla comme il était venu. 



Marie Marie
Dalida 
Paroles et Musique: P.Delanoë
play  audio 

A Pâques ou à la mi-carême 
Quand je serais libéré 
Lorsque j'aurai f ni ma peine 
Ah que j'irai t'embrasser 
Dans notre jardin d 'Angleterre 
Les roses ont du refleurirent 
Si tu en portais à ma mère 
Ça me ferait bien plaisir 
Marie, Marie, 
Ecris donc plus souvent Marie, Marie 
Au quatorze mille deux cent 

J'travaille à la bibliothèque 
Je m'invente du bon temps 
J'ai pour amis tous les poètes Beaudelaire, Chateaubrillant 
Pour nous ici quoi qu 'on en pense 
Ils sont vraiment très gentils 
On a du dessert le dimanche du poisson le vendredi 

Marie, Marie 
Ecris donc plus souvent 
Marie, Marie 
Au quatorze mille deux cent 

A Pâques ou à la mi-carême 
Il reviendra bien le temps 
Ou tu pourras dire je t'aime 
Au quatorze mille deux cent. 



La révolte des joujoux
André Dassary 
Paroles et Musique: Webel, Pingault 1936 © 1936 Disque Saphir
play  audio 

On vient d'éteindre la lumière 
Bébé succombe à son sommeil 
Mais les joujoux très en colère 
Dans leur placard tiennent conseil 


Les joujoux font grève, ils en ont assez 
D'être tracassés et fracassés 
Le ballon qu'on crève 
La poupée qu'on bat 
Son lassés des jeux et des combats 
 

Le pompier n'a plus d'échelle 
Le tambour est plein de trous 
Le cheval n'a plus de selle 
Et l'auto n'a plus de roue 
Mais ils se soulèvent contre cet enfant 
Il va voir comment on se défend 
 

Le placard entrouvre sa porte 
Ça grince un peu, ma fois tant pis 
Et voilà que les joujoux sortent 
Sautant sans bruit sur le tapis 
 

Les joujoux discutent pour savoir comment 
Ils vont préparer leurs armements 
Pour mener la lutte un chef est nommé 
C'est un vieil indien tout déplumé 



C'était moi
Gilbert Bécaud
play  audio 

Celui qu'on appelait le voyou de la plage, 
Qui vivait tout l'été jambes nues, cheveux fous, 
Qui ne pavait jamais les gaufres ni les glaces, 
Qui te jetait de l'eau, des algues et des cailloux, 
C'était moi ! 
Mais qui savait le nom des quatre mille étoiles 
Et te prenait la main pour mieux te les compter, 
Qui faisait d'un orage une carte postale 
En dessinant ton cœur sur le sable mouillé, 
C'était moi, c'était moi ! 
Celui qui se disait professeur de tendresse, 
Qui se moquait de toi quand tu ne voulais pas, 
Celui qui se vantait d'avoir eu des princesses 
Et de se fiancer, mais de n'épouser pas, 
Mais qui riait trop fort en ouvrant ton corsage 
Ou qui ne riait plus en touchant tes genoux, 
Qui s'endormait tout doux sur ton épaule sage, 
Qui t'appelait " pas belle " et qui t'aimait beaucoup, 
C'était moi, c'était moi ! 
Celui qui plaisantait, un matin de septembre, 
En piquant une rose à ton manteau de pluie, 
Qui te disait " Salut, on allait bien ensemble. " 
Et n'en a plus dormi ni le jour ni la nuit, 
Celui qui ne sait plus ni ton nom ni ton âge, 
Qui ne sait rien de toi, mais que tu es jolie, 
Oublie-le ce garçon qui crânait sur la plage 
Et croyait tout savoir et n'avait rien compris, 
C'était moi, c'était moi ! 
J'avais quinze ans, C'était moi ! 

Alain Chamfort
Qu'est-ce que t'as fait d'mes idées noires?
play  audio 

j'aperçois un méchant ciel bleu 
j'voudrais pouvoir dire qu'il pleut 
mais c'matin j'aurais du mal 
pas l'ombre d'un nuage 
le beau temps qui fait rage 
c'est un scandale 
qu'est-ce que t'as fait d'mes idées noires ? 
j'peux plus mettre la main d'ssus 
où t'as rangé mon désespoir ? 
j'le retrouve plus 
c'est quoi ce sourire écœurant 
que me renvoie bêtement le miroir d'la salle de bain ? 
et cet air que je siffle je me mettrais des gifles qu'est-c'que j'deviens ? 
dis donc ma jolie, viens là 
j'ai une question pour toi 
qu'est-ce que t'as fait d'mes idées noires ? 
j'peux plus mettre la main d'ssus où t'as rangé mon désespoir ? 
j'le retrouve plus 

qu'est-ce que t'as fait d'mes idées noires ? 
tu viens mettre le bordel 
chambouler tout mon territoire p'tite mademoiselle "laisse-toi aller, laisse-toi faire" 
qu'est-ce que t'as fait d'mes idées noires ? 
tu crois que j'remarque pas toutes mes vieilles affaires 
qui s'égarent depuis qu't'es là qu'est-ce que t'as fait d'mes idées noires ? 
j'en avais une flopée 
j'ai beau retourner mes tiroirs t'as tout paumé 



Jérôme Anthony
Quelque part, quelqu'un
Paroles et Musique: Didier Barbelivien, Tony Meggiorin
1933 © 1993 Edtions Pomme music
play  audio 

Quelque part quelque chose 
Un soleil une rose 
Quelque part, quelqu'un 
L'envie de retrouver 
Le vieux magicien d'Oz 
Le vieux magicien 


Dis-moi pourquoi because 
Je n'en sais pas la cause 
Mais je me souviens 
D'un soleil, d'une rose 
Quelque part quelque chose 
Un homme ou un chien 
Quelque part une idée 
Un beau matin d'été 
Quelque part un train 
Une maison sous les fleurs 
Où j'ai longtemps marché 
Dans un grand jardin 
Ailleurs de quelque part 
Il y avait une gare 
Ça je m'en souviens 
Le temps passe au hasard 
Avant d'avoir été 
C'est déjà demain 
Quelque par quelqu'un 
Au bout d'une rue 
Au bout d'un mouchoir 
 

Quelque part c'est loin 
Quand on s'est perdu 
A dire au revoir 
Quelque part quelqu'un 
Ou un verre d'alcool 
Ou n'importe quoi 
Je suis un marin 
Dans une cour d'école 
Qu'est-ce que je fais là ? 
Quelque part le silence 
Où elle est mon enfance ? 
Quelque part quelqu'un 
Une larme un baiser 
Tout est joué d'avance 
Je n'en savais rien 
Un village, un clocher 
Qu'est-ce que je viens chercher 
Là sur mon chemin ? 
Quelques reflets d'absence 
De mes amours qui dansent 
Mon vieux Valentin 
Quelque par quelqu'un 
Au bout d'une rue 
Au bout d'un mouchoir 
Quelque part c'est loin 
Quand on s'est perdu 
A dire au revoir 
Quelque part quelqu'un 
Ou un verre d'alcool 
Ou n'importe quoi 
 

Je suis un marin 
Dans une cour d'école 
Qu'est-ce que je fais là ? 
Quelque part quelqu'un 
Quelque part quelque chose 
Quelque part quelque chose 
Un soleil une rose 
Quelque part quelqu'un 
L'envie de retrouver 
Le vieux magicien d'Oz 
Le vieux magicien 
Le vieux magicien 
 

Quelque part quelqu'un 
Au bout d'une rue 
Au bout d'un mouchoir 
Quelque part c'est loin 
Quand on s'est perdu 
A dire au revoir 
Quelque part quelqu'un 
Ou un verre d'alcool 
Ou n'importe quoi 
Je suis un marin 
Dans une cour d'école 
Qu'est-ce que je fais là ? 
Quelque part quelqu'un 
Quelque part quelqu'un 



Les amants de coeur
Paroles et Musique: Jacques Brel
1964 © Éditions Musicales Eddie Barclay
play  audio 

Ils s'aiment s'aiment en riant 
Ils s'aiment s'aiment pour toujours 
Ils s'aiment tout au long du jour 
Ils s'aiment s'aiment s'aiment tant 
Qu'on dirait des anges d'amour 
Des anges fous se protégeant 
Quand se retrouvent en courant 
Les amants 
Les amants de cœur 
Les amants 
Ils s'aiment s'aiment à la folie 
S'effeuillant à l'ombre des feux 
Se découvrant comme deux fruits 
Puis se trouvant n'être plus deux 
Se dénouant comme velours 
Se reprenant au petit jour 
Et s'endormant les plus heureux 
Les amants 
Les amants de cœur 
Les amants 

Ils s'aiment s'aiment en tremblant 
Le cœur mouillé le cœur battant 
Chaque seconde est une peur 
Qui croque le cœur entre ses dents 
Ils savent trop de rendez-vous 
Où ne vinrent que des facteurs 
Pour n'avoir pas peur du loup 
Les amants 
Les amants de cœur 
Les amants 

Ils s'aiment s'aiment en pleurant 
Chaque jour un peu moins amants 
Quand ils ont bu tout leur mystère 
Deviennent comme sœur et frère 
Brûlent leurs ailes d'inquiétude 
Redeviennent deux habitudes 
Alors changent de partenaire 
Les amants 
Les amants de cœur 
Les amants 

Qui s'aiment s'aiment en riant 
Qui s'aiment s'aiment pour toujours 
Qui s'aiment tout au long du jour 
Qui s'aiment s'aiment s'aiment tant 
Qu'on dirait des anges d'amour 
Des anges fous se protégeant 
Quand ils se retrouvent en courant 
Les amants 
Les amants de cœur 
Les amants 



La Bastille
Paroles et Musique: Jacques Brel 1955
play  audio 

Mon ami qui croit que tout doit changer 
Crois-tu le droit d'aller tuer les bourgeois 
Si tu crois encore qu'il nous faut descendre 
Dans le creux des rues pour monter au pouvoir 
Si tu crois encore au rêve du grand soir 
Et que nos ennemis, il faut aller les pendre 
Dis-le toi désormais 
Même s'il est sincère 
Aucun rêve jamais 
Ne mérite une guerre 
On a détruit la Bastille 
Et ça n'a rien arrangé 
On a détruit la Bastille 
Quand il fallait nous aimer 
Mon ami, qui croit, que rien ne doit changer 
Te crois-tu le droit de vivre et de penser en bourgeois 
Si tu crois encore qu'il nous faut défendre 
Un bonheur acquis au prix d'autres bonheurs 
Si tu crois encore que c'est parce qu'ils ont tort 
Que les gens te saluent plutôt que de te pendre 
Dis-le toi désormais 
Même s'il est sincère 
Aucun rêve jamais 
Ne mérite une guerre 
On a détruit la Bastille 
Et ça n'a rien arrangé 
On a détruit la Bastille 
Quand il fallait nous aimer 
Mon ami, je crois que tout peut s'arranger 
Sans cris sans effroi même sans insulter les bourgeois 
L'avenir dépend des révolutionnaires 
Mais se moque bien des petits révoltés 
L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre 
Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner 
Hâtons-nous d'espérer 
Marchons aux lendemains 
Tendons une main 
Qui ne soit pas fermée 
On a détruit la Bastille 
Et ça n'a rien arrangé 
On a détruit la Bastille 
Ne pourrait-on pas s'aimer 

Joe Dassin 
Alors qu'est-ce que c'est ?
play  audio 

C'est un mot, c'est un jeu 
C'est nouveau, c'est très vieux 
On en rit, on en pleure 
On en vit, on en meurt 
C'est gaulois, c'est romain 
C'est chinois, c'est germain 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
A l'école, la sentence 
En parole, en parlant 
Ephémère, éternelle 
C'est l'enfer ou le ciel 
En Marlène, en Margot 
En verlan, en argot 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est à toi, c'est à moi 
Et ça nous plaît 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est joli et ça porte pour moi un nom de fille 
C'est la vie et ça porte pour toi un nom d'enfant 
C'est plus fort que toutes les solitudes de la ville 
C'est encore ce qu'on a fait de mieux depuis longtemps 
C'est Juliette et Tristan 
Marinette et Adam 
Le serpent et la pomme 
Les souris et les hommes 
C'est Venise et Capri 
C'est Denise et Marie 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est le vent, c'est la gloire 
Le roman et l'histoire 
Cléopâtre et Bardot 
Henri IV et Ino 
C'est un mot, c'est un dieu 
C'est très beau, c'est par deux 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est à toi, c'est à moi 
Et on s'y plait 
Et tout le monde ici le sait, alors 
Qu'est-ce que c'est? 
C'est joli et ça porte pour moi un nom de fille 
C'est la vie et ça porte pour toi un nom d'enfant 
C'est plus fort que toutes les solitudes de la ville 
C'est encore ce qu'on a fait de mieux depuis longtemps 

La vie la vie
Paroles: Michel Delpech, Musique: Roland Vincent
1971 © 1971 - Editions Marouani
play  audio 

O la vie la vie la vie la vie 
Si belle soit la vie c'est une tombola 
Mais la vie la vie la vie la vie 
Si moche soit la vie c'est un joli combat 
O la vie la vie la vie la vie 
Si belle soit la vie c'est une corrida 
Mais la vie la vie la vie la vie 
Si moche soit la vie c'est du beau cinéma 
Je fais ma route 
Tu fais ta route 
Chacun de son côté 
Je fais ma guerre 
Tu fais ta guerre 
Chacun de son côté 
Je te ressemble 
Tu me ressembles 
Nous restons toujours ensemble 
Cela me semble l'unique vérité 
{au Refrain} 

Je fais mes rêves 
Tu fais tes rêves 
Chacun de son côté 
Je fais ma place 
Tu fais ta place 
Chacun de son côté 
Je veux te plaire 
Tu veux me plaire 
De nos vingt ans à nos poussières 
C'est la prière l'unique vérité 



Fernandel
Ne me dis plus tu
Paroles et Musique: Manse, Oberfeld
1938 © 1938 Disque Accord
play  audio 

Je pense toujours 
A ce bel amour 
Qui dura je crois 
Un an quatre mois 
A quoi bon chercher 
A nous rapprocher 
Je ne veux rien te reprocher 
{Refrain:} 

Ne me dis plus tu 
Je sais tout sais-tu 
J'ai tout vu 
Et j'ai tout entendu 
C'est une obsession 
Pourquoi ta passion 
N'a pu fuir l'infâme tentation 
Je sais que l'amour est aveugle 
Mais moi j'y vois trop clair vois-tu 
Ne me dis plus tu 
Je sais tout sais-tu 
Je t'en supplie 
Ne me dis plus tu 
Un jour t'es partie 
Avec un Sidi 
Puis t'es revenue 
Avec un barbu 
Sans aucun remords 
T'éparpille ton corps 
Je trouve que tu vas fort 

{au Refrain} 

Mais rappelle-toi pourtant 
Les beaux soirs d'antan 
Tu faisais du cheval 
Sur le chauffage central 
Moi sur le sofa 
J'criais à dada 
Mais c'est bien fini tout ça 



Hubert-Félix Thiéfaine
Redescente climatisée
Paroles et Musique: Hubert-Félix Thiéfaine "Dernières balises avant mutation"
© Editions Masq
play  audio 

Un autre paumé descend les rues de ton ghetto 
Et tu pleures en essuyant ses yeux figés. 
Combien de mutants ayant rêvé ton numéro 
Se sont perdus croyant l'avoir trouvé ? 
Petite sœur-soleil au bout du quai désert, 
Petite gosse fugitive accrochée dans mes nerfs... 
Je t'ai rêvée ce soir au fond d'une ambulance 
Qui me raccompagnait vers mes "verts paradis". 
Dans le dernier écho de ton dernier silence 
J'ai gardé pour la route ma haine, ma rage et ma connerie. 
Un vieux soleil glacé retraverse la nuit 
Et c'est le long retour au point zéro. 
La dernière étincelle a grillé mes circuits 
Et soudain j'ai si froid dans ma peau... 
Petite sœur-soleil au bout du quai désert 
Petite sœur fugitive accrochée dans mes nerfs... 
Maintenant je t'imagine dans un hôtel-garage, 
Essayant de marquer des points sur ta machine. 
Tes amants déglingués s'accrochent à tes mirages. 
Moi je suis en exil ton consul ivre mort, 
Bavant sur ta benzine. 

Johnny Hallyday
C'est en France
1998
play  audio 

Oh ! tu t'endors 
Et la nuit te ressemble 
Châteaux forts et légendes 
Garnisons que l'on rassemble 
Tes rêves ont tout le temps 
M'aimeras-tu toujours en te réveillant 
De toutes les nuits du monde 
De toutes les nuits du monde 
Tu t'endors 
Et la nuit se rappelle 
Ces amants que j'étais 
Ces homme que je ne serais jamais 
Me chercheras-tu autant 
Que je te cherche 
En me réveillant 
De toutes les nuits du monde 
De toutes les nuits du monde 
Oh ! tu t'endors 
Et la nuit appareille 
Le matin est encore 
A quelques heures de sommeil 
Tu pleures tu te réveilles 
Et avec toi 
Le soleil 
De toutes les nuits du monde 
De toutes les nuits du monde 
C'est nous 
C'est nous 
C'est nous 
Et c'est en France 
D'autres vies nous attendent 
Je finirai par te comprendre 
Oh ! je t'aime comme je peux 
Oh ! je t'aime comme je pense 
Et c'est en France 
C'est nous 
C'est nous 
C'est nous 
Et c'est en France 
Et c'est en France 
C'est nous 
C'est nous 
C'est nous 
Et c'est en France 
Et c'est en France 
Et c'est en France 
Et c'est en France 
C'est nous et c'est en France 
C'est nous et c'est en France 

Vanessa Paradis
Les acrobates
2000 "Bliss"
play  audio 

Vous allez rire, peut-être 
Vous allez sourire, je crois 
L'ironie taquine souvent la tendresse 
Je m'avance sans malice ni fard 
Ils vont pleurer, peut-être 
Je guette 
Ils vont sourire, je crois 
Ils savent tout ce qui m'apaise et du reste 
Veillent au juste équilibre en moi 
Je suspends les acrobaties 
L'espace 
D'un geste amoureux 
D'un merci 
Ce léger bonus de trac 
Est pour ma Mère, mon Père, ma Sœur 
Tout simplement 
Quand j'oublie comment je m'appelle et le reste 
C'est vers vous que je guide mes pas 


La belle histoire d'amour
Paroles: Edith Piaf
Musique: Charles Dumont 1960
play  audio 

Quand un homme vient vers moi, 
Je vais toujours vers lui. 
Je vais vers je-ne-sais-quoi. 
Je marche dans la nuit. 
Je cherche à t'oublier 
Et c'est plus fort que moi : 
Je me fais déchirer. 
Je n'appartiens qu'à toi... 
Je n'oublierai jamais 
Nous deux, comme on s'aimait 
Toutes les nuits, tous les jours, 
...La belle histoire d'amour... 
...La belle histoire d'amour... 
Pourquoi m'as-tu laissée ? 
Je suis seule à pleurer, 
Toute seule à chercher... 
Un jour où j'attendais, 
J'ai longtemps attendu. 
J'espérais... 
J'espérais... 
Tu n'es pas revenu. 
Je me suis révoltée. 
Je me suis résignée. 
J'ai crié, j'ai pleuré, 
J'ai nié, j'ai prié... 
Je n'oublierai jamais 
Nous deux, comme on s'aimait 
Toutes les nuits, tous les jours. 
...La belle histoire d'amour... 
...La belle histoire d'amour... 
Pourquoi m'as-tu laissée ? 
Je suis seule à pleurer, 
Toute seule à chercher... 
Quand un homme me plaît, 
J'fais des comparaisons. 
Je n'arrive jamais 
A lui donner raison. 
C'est ta voix que j'entends. 
C'est tes yeux que je vois. 
C'est ta main que j'attends. 
Je n'appartiens qu'à toi... 
Je n'oublierai jamais 
Nous deux, comme on s'aimait 
Toutes les nuits, tous les jours, 
...La belle histoire d'amour... 
...La belle histoire d'amour... 
Pourquoi m'as-tu laissée ? 
Je suis seule à pleurer, 
Toute seule à chercher... 
J'espère toujours en toi. 
Je sais que tu viendras. 
Tu me tendras les bras 
Et tu m'emporteras... 
Et tu m'emporteras... 
Et tu m'emporteras... 
Et tu m'emporteras... 
Et tu m'emporteras... 
Et tu m'emporteras... 

Tout te donner
Paroles: Allan Théo, J.Williams
1998 "Emmène-moi" 
play  audio 

J'ai voulu apprendre à relever ce défi 
J'ai voulu comprendre ce qui détruisait l'envie 
Dépasser la haine 
Pour que jamais je n'oublie 
Tous les rêves que peut faire un enfant 
J'ai voulu entendre les plus folles théories 
J'ai voulu attendre jusqu'à ce moment précis 
Efface tes peines 
Pour accueillir aujourd'hui 
Tous mes délires et même les plus troublants 
Je voudrais tout te donner 
Pourras-tu tout partager 
Je voudrais saisir la vie et oublier ses mirages 
Je voudrais tout te donner 
Pourras-tu tout m'accorder? 
Je veux t'offrir tout sans sursis 
Tous les plaisirs de la vie 
Ainsi s'achève une course sans répit 
Ainsi se révèlent mes secrets les plus enfouis 
La quête fut vaine 
Puisqu'à présent il suffit 
De caresser ta joue tendrement 
J'ai voulu attendre jusqu'à ce moment précis 
J'ai voulu comprendre ce qui causait tes soucis 
Efface tes peines 
Pour me livrer aujourd'hui 
Tous tes désirs et même les plus brûlants 

Edith Piaf
La demoiselle du cinquième
Paroles: Henri Contet, Musique: Louiguy 1943
play  audio 

La demoiselle du cinquième étage 
Nous chante à plein cœur qu'ell' va se marier. 
Paraît qu'ce s'ra un sacré mariage. 
Voilà c'qu'on entend à chaque palier. 
C'est drôl' l'amour, comm' ça vous change, 
Ell' qui était si triste avant. 
Maint'nant elle a d'la joie d'rechange 
Et des yeux clairs par tous les temps. 
Alors ell' croit que la vie est belle 
Et que les caresses ça pousse partout, 
Que ses amours seront éternelles 
Et qu'elle a le droit de rir' jusqu'au bout. 
Lui et moi, c'était pareil. 
Je croyais au Pèr' Noël. 
Je l'aimais à perdre haleine, 
C'était pareil. 
Bien entendu, il y a eu maldonne. 
La bell' robe blanche est décommandée. 
Le gars prétend que la blague est bonne 
Car il a tout pris sans rien lui donner. 
L'amour, c'est comm' les ch'mises de soie : 
Deux chos's qui s'achèt'nt au printemps. 
On fait un rendu pour la soie 
Mais l'amour, c'est plus encombrant. 
Alors la gosse, laissée pour compte, 
Ell' passe des nuits, des nuits à pleurer 
Et dans le jour voilà qu'ell' raconte 
La pein' que ses nuits ont mis de côté. 
Lui et moi, c'était pareil. 
Je croyais au Pèr' Noël. 
Je l'aimais à perdre haleine, 
C'était pareil. 
La demoisell', qui avait tant d'peine, 
C'était à prévoir, voulut se tuer. 
Elle a voulu se j'ter dans la Seine, 
Voulu... ou du moins elle en a parlé. 
Et puis elle a fait une affaire 
Avec le rire d'un grand gars. 
Un jour il lui f'ra des misères 
Mais ell' s'en fout, ell'n'y pens' pas, 
Et la voilà, tiens, qui recommence 
A chanter partout qu'ell' va se marier, 
Crier de joie et pleurer d'avance 
Voilà c'qu'on entend à chaque palier... 
Toi et moi, c'est tout pareil. 
Il faut croire au Pèr' Noël 
Et je t'aime à perdre haleine, 
C'est tout pareil. 

Milord
Edith Piaf
Paroles: Georges Moustaki
Musique: Marguerite Monnot 1959
play  audio 

Allez venez! 
Milord Vous asseoir à ma table 
Il fait si froid dehors 
Ici, c'est confortable 
Laissez-vous faire, Milord 
Et prenez bien vos aises 
Vos peines sur mon cœur 
Et vos pieds sur une chaise 
Je vous connais, Milord 
Vous ne m'avez jamais vue 
Je ne suis qu'une fille du port 
Une ombre de la rue... 
Pourtant, je vous ai frôlé 
Quand vous passiez hier 
Vous n'étiez pas peu fier Dame! 
le ciel vous comblait 
Votre foulard de soie 
Flottant sur vos épaules 
Vous aviez le beau rôle 
On aurait dit le roi 
Vous marchiez en vainqueur 
Au bras d'une demoiselle 
Mon Dieu! qu'elle était belle 
J'en ai froid dans le cœur... 
Allez venez! Milord 
Vous asseoir à ma table 
Il fait si froid dehors 
Ici, c'est confortable 
Laissez-vous faire, Milord 
Et prenez bien vos aises 
Vos peines sur mon cœur 
Et vos pieds sur une chaise 
Je vous connais, Milord 
Vous ne m'avez jamais vue 
Je ne suis qu'une fille du port 
Une ombre de la rue... 
Dire qu'il suffit parfois 
Qu'il y ait un navire 
Pour que tout se déchire 
Quand le navire s'en va 
Il emmenait avec lui 
La douce aux yeux si tendres 
Qui n'a pas su comprendre 
Qu'elle brisait votre vie 
L'amour, ça fait pleurer 
Comme quoi l'existence 
Ça vous donne toutes les chances 
Pour les reprendre après... 
Allez venez! Milord 
Vous avez l'air d'un môme 
Laissez-vous faire, Milord 
Venez dans mon royaume 
Je soigne les remords 
Je chante la romance 
Je chante les milords 
Qui n'ont pas eu de chance 
Regardez-moi, Milord 
Vous ne m'avez jamais vue... 
Mais vous pleurez, Milord 
Ça, j' l'aurais jamais cru. 

Georgette Plana
L'Hirondelle du Faubourg
Paroles et Musique: Ferdinand-Louis Bénech, Ernest Dumont
1912 © 1912 - Editions Benech-Beuscher
autres interprètes: Dona (1912), Lina Margy, Anny Flore, Luc Barney, Simone Réal, Jacques Lantier, Mistigri, etc.. 
note: Repris de Georgette Plana en 1959 
play  audio 

A l'hôpital c'est l'heure de la visite 
Le médecin en chef passe devant les lits : 
Le numéro treize, qu'est-ce qu'elle a cette petite ? 
C'est la blessée qu'on amena cette nuit 
N'ayez pas peur, faut que je sonde vos blessures 
Deux coups de couteau... près du cœur... y a plus d'sang ! 
Non, pas perdue... à votre âge on est dure 
Seulement tout de même faut prévenir vos parents ! 
Mais la mourante alors a répondu : 
Je suis toute seule depuis que maman n'est plus. 
{Refrain:} 
On m'appelle l'Hirondelle du Faubourg 
Je ne suis qu'une pauvre fille d'amour 
Née un jour de la saison printanière 
D'une petite ouvrière 
Comme les autres j'aurais peut-être bien tourné, 
Si mon père au lieu de m'abandonner 
Avait su protéger de son aile, L'Hirondelle 
Le docteur reprit : Vous portez une médaille 
C'est un cadeau, sans doute, de votre amant ? 
Non c'est le souvenir de l'homme, du rien qui vaille 
De l'homme sans cœur qui trompa ma maman ! 
Laissez moi lire : André, Marie-Thérèse 
Mais je la reconnais cette médaille en argent 
Et cette date : Avril quatre-vingt-treize ! 
Laissez-moi seul, je veux guérir cette enfant 
Vous me regardez tous avec de grands yeux 
C'est mon devoir de soigner les malheureux. 

{Refrain:} 
On l'appelle l'Hirondelle du Faubourg 
Ce n'est qu'une pauvre fille d'amour 
Née un jour de la saison printanière 
D'une petite ouvrière 
Comme les autres elle aurait bien tourné, 
Si mon père au lieu de l'abandonner 
Avait su protéger de son aile, L'Hirondelle 
Le numéro treize toujours quarante de fièvre 
Oui... ça ne va pas comme je l'avais espéré 
Je vois la vie s'échapper de ses lèvres 
Et rien à faire... rien... pour l'en empêcher ! 
Je suis un savant, j'en ai guéri des femmes 
Mais c'est celle-là que j'aurais voulu sauver. 
La voilà qui passe... écoute retiens ton âme 
Je suis ton père ma fille bien-aimée... 
Je ne suis pas fou... je suis un malheureux 
Vous mes élèves, écoutez... je le veux. 

On l'appelait l'Hirondelle du Faubourg 
C'était une pauvre fille d'amour 
Née un jour de la saison printanière 
D'une petite ouvrière 
Comme les autres elle aurait bien tourné, 
Si lâchement au lieu de l'abandonner 
J'avais su protéger de mon aile, L'Hirondelle. 



France Gall
Ne sois pas si bête
play  audio 

Il est très timide, avec ses copains 
Mais avec les filles, il ne craint plus rien 
Chaque fois qu'on danse, il nous snob un peu 
Et dans ses bras, oui dans ses bras 
Il nous tient des propos, comme ça 
Ne sois pas si bête, bête, bête 
Serre-moi plus fort, et plus fort encore 
Ne t'en fais pas, ne crains rien de moi 
Car tu es encore une petite fille pour moi 
Il nous raccompagne, jusqu'à notre porte 
Sans nous embrasser, le Diable l'emporte 
C'est presqu'une offense, c'est un drôle de jeu 
Quand dans ses bras, oui dans ses bras 
Il nous tient des propos, comme ça 
Ne sois pas si bête, bête, bête 
Serre-moi plus fort, et plus fort encore 
Ne t'en fais pas, ne crains rien de moi 
Car tu es encore une petite fille pour moi 
Il croyait vraiment qu'il était le plus malin 
Mais heureusement, il n'en était rien 
Un soir de vacances, qu'il m'accompagnait 
Moi je l'ai pris, oui dans mes bras 
En lui disant Chéri, crois-moi 
Ne sois pas si bête, bête, bête 
Serre-moi plus fort, et plus fort encore 
Ne t'en fais pas, ne crains rien de moi 
Car tu es encore une petite fille pour moi 
Voyant qu'il était trop bête, bête, bête 
Il m'a embrassé 
Encore embrassé et depuis c'est lui qui est mené 
Mené par le bout du nez 

Eddy Mitchell
Chaque matin il se lève
play  audio 

La pluie du petit matin 
Me donne froid dans le dos 
L'alcool qui est dans mon verre 
Me réchauffe un peu la peau 
Et la, j'attends le soleil 
Je m'installe pour son show 
Ça y est le soleil se lève 
Pour moi il s'est fait beau 
Chaque matin il se lève, 
Il est le roi de la fête 
Il me donne mal à la tête 
A le voir toujours si haut 
S'il voulait boire avec moi 
A nous deux nous serions trois 
La nuit, le soleil et moi 
Jamais il ne le voudra 
Chaque matin il se lève 
Parfois il en fait de trop 
Ses rayons se font cruels 
Il vient me brûler la peau 
C'est la star la plus célèbre 
C'est le plus grand des grands shows 
Ça y est le soleil se lève 
Le grand spectacle est là-haut 
Sur la route nationale 
Il éclaire les autos 
S'il savait combien j'ai mal 
De le voir toujours si haut 
Il viendrait boire avec moi 
Encore quelques verres de trop 
Chaque matin il se lève 
Pour moi il s'est fait beau 
Il est encore revenu 
J'ai perdu une fois de plus 
Mais je ne parierai plus 
Contre lui c'est défendu 
Chaque matin il se lève 
Parfois il en fait de trop... 

Dalida
Le bonheur vient de me dire bonjour
Paroles et Musique: V.Esposito, C.Savina, A.Tabet, G.Tabet
1960 © Polygram ~ Barclay ~ Orlando Production
note: BO du film "Parlez-moi d'amour"
play  audio 

Le bonheur vient de me dire bonjour 
Et pour moi c'est le plus beau des jours 
Sous le ciel bleu de Napoli 
Je crois bien qu'il m'accompagnera 
Que jamais il ne me quittera il sera mon meilleur ami 
Oui, oui, oui le monde est à moi plein de rires et de joie 
Quel destin merveilleur je n'en crois pas mes yeux 
Le bonheur vient de me dire bonjour 
Et pour moi c'est le plus beau des jours 
Sous le ciel bleu de Napoli 
Sous le ciel bleu de Napoli La la la la la la la la la... 
Le bonheur vient de me dire bonjour 
Et pour moi c'est le plus beau des jours 
Sous le ciel bleu de Napoli 
Je crois bien qu'il m'accompagnera que jamais il ne me quittera 
Il sera mon meilleur ami 
Oui, oui, oui le monde est à moi plein de rires et de joie 
Quel destin merveilleux 
Je n'en crois pas mes yeux 
Le bonheur vient de medire bonjour 
Et pour moi c'est le plus beau des jours 
Sous le ciel bleu de Napoli 
Sous le ciel bleu de Napoli 

Dalida
Va, va, va
Paroles et Musique: C.Gargiulo, R.Tammaccaro.
1979 © Polygram ~ Barclay ~ Orlando Production
play  audio 

Va, va, va, va, va, va 
Ou tu veux 
Il est grand temps, allez va t'en 
Va au diable et adieux 
Va, va, va, va, va, va 
Dépêche toi 
Tu n'as plus vingt ans 
Et dans peu de temps tu ne seras plus toi 
Je te fais le cadeau d'un vrai certificat 
Au combat de l'amour tu étais bon soldat 
Tu me laisses au rideau l'odeur de tes cigares 
Et une photo de toi collé dans un placard 
Va, va, va, va, va, va 
Sois heureux 
De mon cotés je vais chercher à t'oublier un peu 
Va, va, va, va, va, va 
T'en fais pas 
J'ai plus vingt ans, mais dans mon sang t'en fait pas y a de quoi 
Je vais pouvoir enfin sortir après minuit 
Et faire n'importe quoi et voir n'importe qui 
Allez au Caraïbes à Santa Monica 
Et même à Katmandou quand le cœur m'en dira 
Va, va, va, va, va, va 
Pense à moi 
Au grand carrefour des souvenirs je te donne rendez vous 
Fume pas trop, bois pas trop 
Ha ha ha Et si un jour tu veux revenir 
Je t'attendrais chez nous 
Va, va, va, va, va, va 
Ou tu veux 
Il est grand temps allez va t'en 
Va au diable et adieux 

Céline Dion
Ne partez pas sans moi
Paroles: Nella Martinetti, Musique: Attila Sereftug 1988
© 1988 Editions Paul Beuscher note: Concours Eurovision 1988 - Suisse - 1ère
play  audio 

Vous qui cherchez l'étoile 
Vous qui vivez un rêve 
Vous, héros de l'espace 
Au cœur plus grand que la terre 
Vous, donnez-moi ma chance 
Emmenez-moi loin d'ici 
Ne partez pas sans moi Laissez-moi vous suivre 
Vous qui volez vers d'autres villes 
Laissez-moi vivre 
La plus belle aventure 
Le plus beau voyage 
Qui mène un jour 
Sur des soleils 
Sur des planètes d'amour 
Vous les nouveaux poètes 
Vous les oiseaux magiques 
Vous, vous allez peut-être trouver 
De nouvelles musiques 
Vous, donnez-moi ma chance 
Je veux chanter moi aussi. 
Ne partez pas sans moi 
Laissez-moi vous suivre 
Vous qui volez vers d'autres villes 
Laissez-moi vivre 
Le bleu de l'infini 
La joie d'être libre 
Sur des rayons, sur des soleils. 
Sur des chansons, sur des merveilles 
Et dans un ciel d'amour 
Le bleu de l'infini 
La joie d'être libre 
Vous qui cherchez ces autres vies 
Vous qui volez ver l'an deux mille 
Ne partez pas sans moi. 

Gérard Blanchard
Elle voulait revoir sa Normandie
Paroles et Musique: Gérard Blanchard
1987 © 1987 - René Michel - BMG
play  audio 

Elle voulait revoir sa Normandie 
Elle voulait revoir sa Normandie 
Son regard noyé sur la carte de France 
On devinait chez elle une certaine souffrance 
Pleine de mélancolie et le mal du pays 
Elle voulait revoir... 
Elle voulait revoir, revoir sa Normandie 
A Montléry, d'une vache déracinée 
Et d'un prisonnier de guerre abandonné 
Un militaire au look psychadélique 
Elle voulait revoir... 
Elle voulait revoir, revoir sa Normandie 
Puis les yeux brouillés au LSD 
La normande nous broyait du lait caillé 
Et sa pauv' tête bourrée d'anti-dépressifs 
Elle voulait revoir... 
Elle voulait revoir, revoir sa Normandie 
Elle voulait revoir sa Normandie 
Elle voulait revoir sa Normandie 
Et par un beau matin printanier 
Ses voisins l'ont dénoncée aux poulets yé yé yé 
Qui séquestrait dans son studio 
Au doux museau, une vache à lait 
Et c'est pas tout, brigadier 
Un phoque dans son aquarium 
Et un dindon dans son armoire 
Une tortue dans son jardin 
Un hérisson dans sa tortue 
Un caniche dans son frigo 
Et un poil dans la main, le salaud 
Elle voulait revoir sa Normandie... 
Elle voulait revoir sa Normandie... 
Elle voulait revoir sa Normandie... 

Patrick Bruel
Elle voulait tout
Paroles: Patrick Bruel, Musique: Marie-Florence Gros, Patrick Bruel
1999 "Juste avant" © 14-Productions
play  audio 

Elle est venue s'asseoir, là, juste en face de moi 
Etait-ce par hasard ? 
Elle m'a dit : " je n'crois pas " 
Avec ces grands yeux noirs, plantés au fond des miens 
Elle m'a pris par le bras, m'a dit : " jusqu'à demain "... " jusqu'à demain "... 
J'ai suivi sans rien dire, elle savait où aller 
Dans les ruelles en couleurs, on a tout vu, tout fait, 
Elle visitait mon cœur, j'ai même pas su son nom... 
Une taxi, une adresse, j'ai pas posé d'question... Pas question ! 
Elle voulait tout jusqu'à demain 
Elle voulait tout jusqu'au matin 
C'était tout, tout d'suite, tout ou rien 
Pas question de chercher plus loin 
Une belle histoire qui passe, on la prend comme elle vient 
Les cloches sonnaient midi, j'me retourne, j'tends la main 
Je n'sens qu'un oreiller, j'embrasse plus qu'un parfum 
J'l'avais pas vue venir, j'l'ai pas vue s'en aller 
J'ai eu envie de rire, j'y suis pas arrivé. 
A l'arrivée... 
Elle m'avait tout volé, pourtant, elle n'a rien pris 
J'aurais p't-être préféré, au moins, j'aurais compris... 
La chambre était réglée : on m'l'avait jamais fait 
J'ai essayé d'pleurer,j'y suis pas arrivé... 
Et puis après 
Elle voulait tout jusqu'à demain 
Elle voulait tout jusqu'au matin 
C'était tout, tout d'suite, tout ou rien 
Pas question de chercher plus loin 
Une belle histoire qui passe, on la prend comme elle vient 
Hasta mañana, y dònde vas Hasta mañana, y nada màs ! 
La chica nunca mira atràs 
Arrebatando tu pensar 
Y tu te quedas con el sol, y nada màs ! 
Repartir au matin, un souvenir en poche 
Sans un mot, sans un lien, surtout rien qui s'accroche 
Moi aussi, j'ai déjà, bien sûr, dû faire comme elle 
Arriver pour la nuit, y croire, la trouver belle...la trouver belle 
Moi aussi... 
Et pourtant, si j'la croisais ce soir, 
Je saurais empêcher que le jour nous sépare, 
Et quand j'arpente la nuit les rues décolorées 
Je cherche ses yeux noirs dans les ombres pressées... trop pressées... 
Elle voulait tout, jusqu'à demain... 
Elle voulait tout, jusqu'au matin... 
C'était tout, tout d'suite, comme ça vient 
Et pas question d'aller plus loin 
Une belle histoire qui passe, et me prend tout pour rien 
Elle voulait tout, jusqu'à demain... 
Elle voulait tout, jusqu'au matin... 
C'était tout, tout d'suite, comme ça vient 
Et pas question d'aller plus loin 
Une belle histoire qui passe, on la prend comme elle vient 

Johnny Hallyday
Depuis qu'ma môme
Paroles: Johnny Hallyday
Musique: Jil - Jan 1960
play  audio 

Depuis qu'ma môme est partie 
Je ne marche qu'au whisky 
Et je passe mes jours allongé sur l'tapis 
Et je passe mes jours à guetter son retour 
Depuis qu'ma môme est partie 
Je n'ai plus un sous d'appétit 
Et j'en ai assez d'manger des œufs sur l'plat 
Oui j'en ai assez d'manger des œufs sur l'plat 
Oh la la 
Pauvre de moi 
Oh la la 
Qui me dira 
Qui me dira 
Quand elle reviendra 
Depuis qu'ma môme m'a quitté 
J'ai mes chaussettes trouées 
Mes ch'mises en nylon n'ont plus un seul bouton 
Et je passe mes jours à guetter son retour 
Oui depuis qu'ma môme est partie 
Je n'ai plus goût à la vie 
Et j'ai le bourdon quand je vais au ciné 
Et j'ai le bourdon d'voir les autres s'embrasser 
Ouh ! Oh la la 
Pauvre de moi 
Oh la la 
Qui me dira 
Qui me dira 
Quand elle reviendra 
Oui depuis qu'ma môme est partie 
J'ail l'cœur qui crie au secours 
Et je passe mes jours à guetter son retour 
Oh oui ! 
Reviens-moi reviens-moi mon amour 
Oh oui ! 
Reviens-moi reviens-moi mon amour 

Sheila Pendant 
les vacances 
Paroles et Musique: Bryant, H. Ithier, C.Carrère 
1963 Titre original: "All I have to do is dream" © 1963 - Disque Philips 
play  audio

Pendant les vacances eh eh eh 
Pendant les vacances eh eh eh 
{Refrain:} 
Demain je pars 
Tout l'été il va falloir 
Nous séparer 
Pendant les vacances 
Essaie de ne pas m'oublier ! 
Oui j'ai seize ans 
Et tu sais que mes parents 
Vont m'emmener 
Pendant les vacances 
Essaie de ne pas m'oublier 
Demain c'est si long 
Tu es un garçon 
D'autres filles te plairont
Tu vas t'amuser sans moi 
Et ton amour pourrait changer 
{au Refrain} 
Pour me rassurer 
Tu viens m'embrasser 
Mais tu sais bien que c'est vrai 
Tu vas t'amuser sans moi 
Et ton amour pourrait changer 
{au Refrain} 
Pendant les vacances eh eh eh 
Pendant les vacances eh eh eh 



Véronique Sanson
Jusqu'à la tombée du jour
Paroles et Musique: Véronique Sanson
play  audio 

Quand, au fond de la mer, il y a des perles fines, 
Quand tu t'endors au bord de la piscine, 
Quand je pense aux nuages pleins de pluie qui voyagent 
Tout au bout de la terre, 
Si je pense à tout ça - 
Je voudrais me trouver là-bas. 
J'ai envie de vivre mon amour 
Jusqu'à la tombée du jour, 
Jusqu'à la tombée du jour. 
Une fille qui s'envole est toujours pleine de musique. 
Je ne sais pas si mon cœur est granit 
Ou tendre comme l'eau qui arrive comme toi, 
Quand tu viens près de moi. 
Si je t'imagine 
Plein de soleil, de sable roux, 
J'ai envie de vivre mon amour 
Jusqu'à la tombée du jour, 
Jusqu'à la tombée du jour 
Mais je suis là et le temps est gris, 
Mais je suis là et je m'ennuie. 
Il me faudra juste un peu d'amour 
Pour quand tombera le jour. 
Même si je pars le matin pour une éternité, 
Pour voir, de loin, le grand soleil se lever, 
Les fleurs se balancent. 
On voit par transparence les rochers qui ressemblent 
A de l'art Maya. 
Oh que j'aime l'Avé Maria. 
J'ai envie de vivre mon amour 
Jusqu'à la tombée du jour, 
Jusqu'à la tombée du jour. 
Oh quand je reviens, le soir, un peu de sable mouillé 
Se colle à moi et ne veut plus me quitter. 
Les fleurs se balancent. 
On voit par transparence les volets se fermer. 
Si je pense à tout ça, 
Je voudrais me trouver là-bas. 
J'ai envie de vivre mon amour 
Jusqu'à la tombée du jour, 
Jusqu'à la tombée du jour. 


 
 

Georges Chelon
On appartient d'abord
Paroles et Musique: Georges Chelon
1989 "L'enfant du Liban"
play  audio 

On appartient à la Terre, d'abord. 
Voir le jour près d'une rivière, d'un port, 
Au pied d'une montagne, 
Ou en pleine campagne, 
C'est pas le même sang qui coule dans nos corps. 
On appartient aux saisons, d'abord. 
Arriver quand la nature s'endort 
Ou quand elle se réveille, 
Non, ce n'est pas pareil, 
On est un peu plus faible ou bien un peu plus fort. 
On appartient à la Femme, d'abord. 
Quels que soient notre rang, notre bord, 
Notaire ou poète, 
Avec celles qui nous font naître 
L'amour tisse des fils d'or. 
On appartient à la Musique, d'abord. 
Celle que joue la vie sur les mêmes accords 
Qu'une feuille tombe, 
Qu'un animal succombe, 
Que je m'en désintéresse, j'ai tort. 
On appartient au 
Temps qui passe, d'abord, 
Qui nous tient prisonniers de nos corps. 
Mais nous vivrons dans la mémoire 
De ceux qui viendront plus tard, 
Pour peu qu'ils pensent à nous, encore. 
On appartient aux Planètes, d'abord. 
Leur big-bang résonne dans ma tête encore. 
Sur Un tel, 
Une telle, 
Elles mettent leurs grains de sel. 
Comme on fait notre berceau d'étoiles, on dort. 
On appartient à l'Idée, d'abord, 
Qu'on se fait de la vie, de la mort. 
Dieu est créé par l'homme 
C'est le contraire qui m'étonne 
A chacun son illusion, d'accord? 
C'est parce que l'on appartient encore 
A tout ce que l'on prend au dehors, 
Que l'on tue, que l'on transforme 
Pour avoir une forme. 
Qu'un jour ou l'autre, on subit le même sort. 
On appartient à l'Amour, d'abord 
A celle auprès de qui l'on dort. 
Mais, tout n'étant qu'illusoire, 
Pour la petite histoire, 
Sans nous, que f'rait la vie, d'abord? 
Mais tout n'étant qu'illusoire, 
Gardons bien en mémoire: 
Sans nous, que f'rait la vie, d'abord. 

Georges Chelon
C'est pas tous les jours
Paroles et Musique: Georges Chelon 1998
play  audio
 
 

C'est pas tous les jours qu'on aime 
C'est pas tous les jours tout bleu 
Les petites fleurs les poèmes 
Et les étoiles au fond des yeux 
Il y a des jours où l'on traîne 
Un cœur lourd comme un adieu 
C'est pas tous les jours qu'la Seine 
Fait rêver les amoureux 
Tu t'imagines demain 
Encore la main dans la main 
Et tu te réveilles un jour 
Autour de toi y a plus d'amour 
Et l'été ressemble à l'hiver 
Entre vous deux c'est la guerre 
Et ta vie tient dans un verre 
Où tu te noies où tu te perds 
C'est pas tous les jours qu'on aime 
Et c'est pas tous les jours tout bleu 
Il y a des jours où la Seine 
Fait pleurer les amoureux 
C'est pas tous les jours qu'on aime 
Pourtant si tout n'est pas bleu 
On peut dénicher quand même 
Des p'tits coins pour être heureux 
Une aventure se promène 
Sans trop se prendre au sérieux 
Une auberge au bord d'la Seine 
Et ça va déjà beaucoup mieux 
Et d'aventure en aventure 
Tu abandonnes ton passé 
Tu fais le point sur tes blessures 
Et tu te reprends à aimer 
Une nouvelle vie commence 
Qui t'emmènera plus loin 
Et tu bénis la providence 
De t'avoir mis sur ce chemin 
C'est pas tous les jours qu'on s'aime 
Non c'est pas tous les jours tout bleu 
Mais il y a le long d'la Seine 
Un banc pour les amoureux 
C'est pas tous les jours qu'on aime 
C'est pas tous les jours tout bleu 
Mais il y toujours le long d'la Seine 
Un banc pour les amoureux 



Jean Simon 
Elle me touche 
play  audio

Je suis préoccupé par tout ce qui m'entoure
trop pour me laisser aller et voilà qu'un jour
tu es venu me chercher
là ou personne n'a pu osé s'aventurer
tout simplement tu as su comment où aller
et maintenant je suis en train de glisser sous ton sort
sur tes mains la façon qu'elles me touchent
tes lèvres le goût de ta bouche
tes yeux ton regard et tes caresses et tes caresses
tard le soir
On dirait que Dieu t'a conçu pour faire dans mes bras sûrement
qu'il m'a répondu en t'envoyant vers moi
tu as su comment où aller et maintenant
je suis en train de tomber en amour avec tes mains
la façon qu'elles me touchent tes lèvres
le goût de ta bouche tes yeux ton regard
| et tes caresses tard le soir
j'suis en amour avec tes mains
la façon qu'elles me touchent tes lèvres
le goût de ta bouche tes yeux ton regard
et tes caresse tard le soir j'suis en amour avec tes mains
la façon qu'elles me touchent tes lèvres
le goût de ta bouche et tes yeux ton regard et tes caresses tard le soir 



Francis Cabrel
Qu'est-ce que je viens de dire?
Paroles et Musique: Francis Cabrel
1985 "Photos de voyages"
play  audio 

Dans la salle de classe personne ne murmure 
Juste le morceaux de craie sur le morceaux de mur 
J'étais mieux chez moi, que dans ces livres d'histoire 
Et la voix dedans me dit "tout va bien..." 
Dans les rangées du haut, on conjugue le futur 
Et moi j'apprends la géo sur les plaques des voitures 
J'ai bien fait de m'asseoir à côté des fenêtres 
Et la voix dedans me dit "tout va bien, t'as la tête ailleurs" 
Jusqu'à ce que ce fou vienne hurler dans les haut-parleurs 
Rêveur, qu'est-ce que je viens de dire ? 
Rêveur, qu'est-ce que je viens de dire ? 
J'étais ailleurs 
J'avoue que j'étais ailleurs 
J'étais ailleurs 
J'avoue que j'étais ailleurs 
Nettoyer la boue dans les trous des vestes "kaki" 
Éviter les coups et les balles au bout des fusils 
J'ai les mains glacées dans la cour immense 
Et la voix dedans me dit "tout va bien" 
Mais y a quelqu'un qui appelle entre les tourelles des chars 
Y a le doigt qui vise une tête prise au hasard 
Je dormais mieux chez moi que sur ces paquets de sable 
Et la voix dedans me dit "tout va bien, t'as la tête ailleurs" 
Jusqu'à ce que ce fou vienne hurler dans les haut-parleurs 
Rêveur, qu'est-ce que je viens de dire ? 
Qu'est-ce que je viens de dire ? 
Ailleurs 
J'avoue que j'étais ailleurs 
J'étais ailleurs 
J'avoue que j'étais ailleurs 
Aujourd'hui encore j'ai les yeux qui voyagent 
Mais personne ne me dérange, on dit "il cherche des images" 
"Et comment voulez-vous qu'il arrive à écrire 
Si vous faites tout ce bruit autour ? 
Tout ce bruit, tout ce bruit autour... 
" Hey, qu'est-ce que je viens de dire ? 
Ailleurs, ailleurs... 
Qu'est-ce que je viens de dire ? 
Ailleurs, ailleurs... 
J'étais ailleurs, ailleurs... 
Qu'est-ce que je viens de dire ? 

Hélène Ségara
Tu vas me quitter
Paroles: L. Deck, C. Loigerot, Musique: T. Geoffroy
1999 "Au nom d'une femme" © 1999 - Editions Warner music
play  audio 

J'ai tatoué ma peau à l'encre de t'aimer 
J'ai tatoué le faux pour me cacher le vrai 
Arraché aux oiseaux leurs ailes pour te garder 
Chassé les marées hautes pour venir te chercher 
Tu vas me quitter je le sais, tu vas t'en aller je le sais 
Et sur les murs de ma détresse, j'ai l'envie de toi qui me reste 
Tu vas me quitter je le sais, tu vas t'en aller je le sais 
Mais il faudrait que tu comprennes que ton adieu coule dans mes veines 
J'ai avoué ma faute sur du papier glacé 
Coupable en quelque sorte d'être par toi blessée 
J'ai voulu chasser l'autre au vent de mes secrets {?? 
Mais tu conjugues sans faute l'amour à l'imparfait 
Mal jugée par tes lois, sans appels ni regrets ??} 
J'ai appris sous tes doigts les maux des condamnés 
Tu vas me quitter, je le sais 
Tu vas t'en aller, je le sais 
Et sur les murs de ma détresse, j'ai l'envie de toi qui me reste 
Tu vas me quitter, je le sais 
Tu vas t'en aller, je le sais 
Mais il faudrait que tu comprennes que ton adieu coule dans mes veines 
Tu vas me quitter, je le sais 
Tu vas t'en aller, je le sais 
Mais il faudrait que tu comprennes que ton adieu coule dans mes veines 
Tu vas me quitter, je le sais 
Tu vas me quitter, je le sais 

Jacques Brel
Il y a
play  audio 

Il y a tant de brouillard dans les ports, au matin 
Qu'il n'y a de filles dans le cœur des marins 
Il y a tant de nuages qui voyagent là-haut 
Qu'il n'y a d'oiseaux 
Il y a tant de labours il y a tant de semences 
Qu'il n'y a de joie d'espérance 
Il y a tant de ruisseaux il y a tant de rivières 
Qu'il n'y a de cimetières 
Mais il y a tant de bleu dans les yeux de ma mie 
Il y a dans ses yeux tant de vie 
Il y a dans ses cheveux un peu d'éternité 
Sur sa lèvre tant de gaieté 
Il y a tant de lumières dans les rues des citées 
Qu'il n'y a d'enfants désolés 
Il y a tant de chansons perdues dans le vent 
Qu'il n'y a d'enfants 
Il y a tant de vitraux, il y a tant de clochers 
Qu'il n'y a de voix qui nous disent d'aimer 
Il y a tant de canaux qui traversent la terre 
Qu'il n'y a de rides au visage des mères 

Edith Piaf
Il y avait
Paroles: Charles Aznavour
Musique: Charles Aznavour, Pierre Roche 1950
play  audio 

Il y avait un garçon qui vivait simplement, 
Travaillant dans le faubourg. 
Il y avait une fille qui rêvait simplement 
En attendant l'amour. 
Il y avait le printemps, 
Le printemps des romans 
Qui passait en chantant 
Et cherchait deux cœurs troublants 
Pour prêter ses serments 
Et en faire des amants. 
Il y a eu un moment merveilleux, 
Lorsque leurs regards se sont unis. 
Il y a eu ces instants délicieux 
Où, sans rien dire, ils se son compris. 
Il y a eu le destin 
Qui a poussé le gamin 
A lui prendre la main. 
Il y a eu la chaleur, 
La chaleur du bonheur 
Qui leur montait au cœur. 
Il y avait cette chambre meublée 
Aux fenêtres donnants sur la cour. 
Il y avait ce couple qui s'aimait 
Et leurs phrases parlaient de toujours. 
Il y avait le gamin 
Qui promenait sa main 
Dans les cheveux de lin 
De la fille aux yeux rêveurs 
Tandis que dans leur cœur 
S'installait le bonheur. 
Il y a eu ces deux corps éperdus 
De bonheur, de joies sans pareils. 
Il y a eu tous les rêves perdus 
Qui remplaçaient leurs nuits sans sommeil. 
Il y a eu le moment 
Où, soudain, le printemps 
A repris ses serments. 
Il y a eu le bonheur 
Qui s'est enfui en pleurs 
D'avoir brisé deux cœurs. 
Il y avait un garçon qui vivait simplement, 
Travaillant dans le faubourg. 
Il y avait une fille qui pleurait en songeant 
A son premier amour. 
Il y avait le destin 
Qui marchait son chemin 
Sans s'occuper de rien. 
Tant qu'il y aura des amants, 
Il y aura des serments qui ne dureront qu'un printemps... 

Monique Leyrac
Il en est passé
Paroles: Gilles Vigneault
Musique: Claude Léveillé 1996
play  audio 

Il en est passé de l'eau sous les ponts 
Il en est passé des nuages par-dessus les arbres et les toits des maisons 
J'ai voulu parler d'une fleur très belle on l'avait cueillie 
J'ai voulu parler d'un amour fidèle tout le monde a ri 
J'ai voulu percer le cœur d'une belle il était pourri 
Il en est passé de l'eau sous les ponts 
Il en est passé des nuages par-dessus les arbres et les toits des maisons
J'ai voulu parler d'un enfant qui pleure mais il a grandi 
J'ai voulu parler du jour et de l'heure l'un et l'autre a fui 
J'ai voulu nommer choses qui ne meurent n'ai point réussi 
Il en est passé de l'eau sous les ponts 
Il en est passé des nuages par-dessus les arbres et les toits des maisons 
Plutôt que parler de mort et de guerre comme il se devrait 
Je préfère encore n'en rien dire et faire ma chanson d'après 
Un monde en amour avec la lumière et qui serait... vrai 
Il en passera de l'eau sous les ponts 
Il en passera des nuages par-dessus les arbres et les hauts pignons 
La terre en fera des tours et des ronds
et continuera son voyage emportant mon corps
mais point ma chanson 

Michel Jonasz
Sur la lune
play  audio 

Sur la lune, 
Un homme se promène avec un lévrier 
Sur Vénus, 
Un engin se pose un jour en Février 
Février 3160 
Et l'homme tout à coup sidéré 
Déphasé, désorganisé 
Entend dans son casque acoustique 
Une chanson d' l'époque du spoutnik 
Perdue sur une bande magnétique 
C'est une petite chanson de rien 
Je la connais, c'est la mienne 
Je l'ai écrite ce matin 
En attendant la fille que j'aime 
Elle dit que nous c'est pour toujours 
Je n' l'ai pas vue depuis deux jours 
Elle dit qu'on va toujours s'aimer 
Elle dit ça n' finira jamais 
Je suis mort 
Depuis très longtemps et vous aussi bien sur 
Et pourtant 
Si quelqu'un m'entend là-bas dans le futur 
Février 3160 
Je me demande ce qu'ils ressentent 
Et si ça veut dire quelque chose 
Là-bas dans l'espace et le temps 
Une chanson qui dit que je t'aime 
Et des mots pour que tu reviennes 
C'est une petite chanson de rien 
Où j'ai voulu te dire un jour 
Que jamais le temps ne revient 
Que la vie, c'est toujours trop court 
Elle dit que nous c'est pour toujours 
Et je t'attend depuis deux jours 
Elle dit qu'on va toujours s'aimer 
Elle dit ça n' finira jamais 
Sur la lune, 
Un homme se promène avec un lévrier 
Sur Vénus, 
Un engin se pose un jour en Février 
C'est une petite chanson de rien 
Je la connais, c'est la mienne 
Je l'ai écrite ce matin 
En attendant la fille que j'aime 
Elle dit que nous c'est pour toujours 
Je n' l'ai pas vue depuis deux jours 
Elle dit ... 



Anne Sylvestre
Vole haut
play  audio 

En allant à l'école, j'ai rencontré le vent {2x}. 
Il m'a dit: "Tête folle, tu vas bien lentement. 
Si ton bonnet s'envole, tes idées sont dedans. 
{Refrain:} 

J'irais pas à l'école, vole, vole, vole haut, j'irais pas à l'école si j'étais un oiseau. {2x} 
En allant à l'école, j'ai rencontré la pluie {2x}. 
Il m'a dit: 
"Tête folle, mets-toi vite à l'abri. 
J'ai tracé des rigoles jusqu'au pied de ton lit. 

{au Refrain} 

En allant à l'école, j'ai rencontré le froid {2x}. 
Il m'a dit: 
"Tête folle, tu souffles dans tes doigts. 
Fais donc des cabrioles, ça te réchauffera" 

{au Refrain} 

En allant à l'école, j'tai rencontré l'oiseau. 
Il m'a dit: 
"Tête folle, pour m'envoler si haut, j'l'ai appris à l'école dessus le grand ormeau". 

{au Refrain} 

Oui, j'irais à l'école, vole, vole, vole haut 



Alain Chamfort
L'Amour en France
Paroles et Musique: A.Chamfort, M.Pelay, Cl.François 1973
© 1973 - Editions Isabelle musique
play  audio 

Tes yeux dans mes yeux 
Ta main dans ma main 
C'est l'amour en France 
Une bicyclette au bord du chemin 
C'est l'amour en France 
Toutes les mandolines de la terre 
Jouent notre mélodie 
On ferme les yeux pour être en Italie 
Le soleil qui brille, les oiseaux qui chantent 
C'est l'amour en France 
Et puis toi qui m'aime autant que moi je t'aime 
Tu sais que tant qu'il y aura 
Des cœurs qui vibr'ront 
Pour des chansons avec des mots de tous les jours 
Ce sera toujours l'amour en France 
Passent le printemps, l'été, l'automne et puis l'hiver 
Moi avec toi je suis toujours près de la mer 
Tu es la plus belle 
Tu resteras celle 
Avec qui ce ne sera jamais fini 
L'avion qui t'emmène dans le midi 
C'est l'amour en France 
Les vagues qui bercent nos rêves fleuris 
C'est l'amour en France 
Lorsqu'il nous arrive parfois 
D'avoir des scènes de jalousie 
On sait que de toutes façons 
On se réconcilie 
Un enfant qui pleure une main qui se tend 
C'est l'amour en France 
Et puis toi qui m'aime autant que moi je t'aime 
Tu sais que tant qu'il y aura Des cœurs qui vibr'ront 
Pour des chansons avec des mots de tous les jours 
Ce sera toujours l'amour en France 
Un accordéon qui joue dans un bal 
C'est l'amour en France 
Une fille te quitte et ça te fait mal 
C'est l'amour en France 
Toutes les mandolines de la terre 
Jouent notre mélodie 
On ferme les yeux pour être en Italie 
C'est l'amour en France.... 

Barbara
L'indien
Paroles et Musique: Barbara
play  audio 

Ne me dis rien. 
Je n'entends rien. 
Je ne vois rien. 
Que m'importe, 
Je n'écoute pas 
Ce que tu me dis. 
Regarde moi. 
Tu vois bien que j'ai changé. 
Il n'est pas meilleur que toi. 
Il n'est pas plus beau que lui. 
Il n'y a rien dans sa voix. 
La clarté de tes yeux gris 
Est plus douce et lumineuse 
Que le jais noir de ses yeux 
Mais je n'y puis rien changer. 
Il ne faisait pas très beau 
Ni même orage ni pluie. 
Rien ne m'a semblé nouveau. 
Peut être qu'il m'a souri 
Le jour où je l'ai croisé. 
Il ressemblait à beaucoup d'autres. 
Pourtant, tout a basculé 
Avec lui et pour lui, 
Mais qui est-il 
Et d'où vient-il ? 
Je n'en sais rien. 
Que m'importe. 
Il ressemble à beaucoup d'autres 
Et pourtant 
Si différent. 
Quelque chose m'est arrivé. 
C'est lui, partout où je vais, 
Que je reste ou que je le fuie, 
Il me brûle et à la fois, 
Me tient à l'ombre de lui. 
J'ai couché bien des nuits. 
J'ai aimé d'autres que lui 
Mais je n'avais rien connu 
Avant de l'avoir connu. 
Il a des cheveux de nuit, 
Longs et brillants de satin 
Que j'aime y glisser mes mains. 
Il a des cheveux d'Indien 
Et le temps de vie qu'il me reste, 
Le temps qu'il me reste à vivre 
Avec lui, 
Ne me dis rien. 
Je n'entends rien. 
Oui, je m'en vais. 
Tu t'emportes. 
Il n'est meilleur que toi. 
Je l'aime. 
Il a des cheveux d'indiens 
Que j'aime. 
C'est lui partout où je vais. 
Je l'aime. 
Quelque chose m'est arrivé, 
Quelque chose m'est arrivé. 
Il n'est pas meilleur que toi. 
Il n'est pas plus beau que lui. 
Il n'y a rien dans sa voix. 
La clarté de tes yeux gris 
Est plus douce et lumineuse 
Que le noir jais de ses yeux 
Et je n'y peux rien changer 
Et c'est lui, c'est lui. 
Il a des cheveux d'indien 
Noirs et brillants de satin 
Que j'aime 
Je l'aime... 

Jacques Brel 
La bourrée du célibataire 
Paroles et Musique: Jacques Brel 1957 
play  audio

La fille que j'aimera 
Aura le cœur si sage 
Qu'au creux de son visage 
Mon cœur s'arrêtera 
La fille que j'aimera 
Je lui veux la peau tendre 
Pour qu'aux nuits de décembre 
S'y réchauffent mes doigts 
Et moi je l'aimerons 
Et elle m'aimera 
Et nos cœurs brûleront 
Du même feu de joie 
Entrerons en chantant 
Dans les murs de la vie 
En offrant nos vingt ans 
Pour qu'elle nous soit jolie 
Non ce n'est pas toi 
La fille que j'aimerons 
Non ce n'est pas toi 
La fille que j'aimera La fille que j'aimera 
Aura sa maison basse 
Blanche et simple à la fois 
Comme un état de grâce 
La fille que j'aimera 
Aura des soirs de veille 
Où elle me parlera 
Des enfants qui sommeillent 
Et moi je l'aimerons 
Et elle m'aimera 
Et nous nous offrirons 
Tout l'amour que l'on a 
Pavoiserons tous deux 
Notre vie de soleil 
Avant que d'être vieux 
Avant que d'être vieille 
Non ce n'est pas toi 
La fille que j'aimerons 
Non ce n'est pas toi 
La fille que j'aimera 
La fille que j'aimera 
Vieillira sans tristesse 
Entre son feu de bois 
Et ma grande tendresse 
La fille que j'aimera 
Sera comme bon vin 
Qui se bonifiera 
Un peu chaque matin 
Et moi je l'aimerons 
Et elle m'aimera 
Et ferons des chansons 
De nos anciennes joies 
Et quitterons la terre 
Les yeux pleins l'un de l'autre 
Pour fleurir tout l'enfer 
Du bonheur qui est nôtre 
Ah qu'elle vienne à moi 
La fille que j'aimerons 
Ah qu'elle vienne à moi 
La fille que j'aimera 



Georges Chelon
Paris n'a plus l'air de Paris
Paroles et Musique: Georges Chelon 1970
play  audio 

Paris n'a plus l'air de Paris, 
Paris n'a que l'air d'aujourd'hui, 
Paris n'a plus l'air d'une dame. 
A coup de rides ravalées, 
Elle veut oublier son passé 
Comme le font beaucoup de femmes. 
C'est une ancêtre aux cheveux blancs, 
Qui voudrait rester dans le vent 
Et qui se met des mini-jupes. 
Quand elle montrait ses jambes, avant, 
Au moins c'était un bon moment, 
Ce jour plus personne n'est dupe. 
Paris n'a plus l'air de Paris 
Paris n'a que l'air d'aujourd'hui 
Paris n'a plus l'air d'une dame. 
Moi je voudrais qu'elle ait l'air 
D'une grande dame d'hier, 
Et non d'une femme sans âge 
Qui me parle un même langage. 
Moi je voudrais qu'elle ait l'air 
D'une bonne vieille grand'mère, 
Avec des rides aux coins des yeux 
Et de l'argent dans ses cheveux. 
Paris n'a plus l'air de Paris, 
Paris n'a que l'air d'aujourd'hui, 
Paris n'a plus l'air d'une dame. 
A force de se rajeunir, 
Elle finit par mal vieillir, 
Comme le font certaines femmes. 
Elle a démoli ses remparts, 
S'est ouverte de toutes parts, 
Il n'y a plus rien qui l'arrête. 
Elle a vendu tous ses secrets, 
Et même son intimité, 
Ce n'est plus qu'une ville offerte. 
Paris n'a plus l'air de Paris 
Paris n'a que l'air d'aujourd'hui, 
Paris n'a plus l'air d'une dame. 
Moi je voudrais qu'elle ait l'air 
D'une raconteuse d'hier 
Qui serrerait un peu le poing, 
Jalouse des lignes de sa main. 
Moi je voudrais qu'elle ait l'air 
D'une vieille ville d'hier 
Avec des rides aux coins des rues, 
Avec des semblants d'avenues. 
Paris n'a plus l'air de Paris 
Paris n'a que l'air d'aujourd'hui 
Paris n'a plus l'air d'une dame. 
Paris sera toujours Paris, 
Mais telle qu'elle se montre aujourd'hui, 
Ce n'est plus qu'une vague à l'âme.